« Au départ, j’ai dû me faire ma place »

Marie Garnier avait créé la surprise en accédant au Conseil d’Etat il y a cinq ans.

Votre franc-parler vous a joué des tours pendant cette législature. Etes-vous vraiment à votre place au sein d’un gouvernement astreint à la collégialité ?

Marie Garnier : Les gens ont besoin qu’on leur parle clairement. Peut-être qu’au départ c’était innovant, surtout pour une femme. Mais les partenaires sont désormais contents, dans les séances, de la qualité de nos discussions. La collégialité, c’est aussi trouver des solutions ensemble, ce n’est pas trouver des parades pour éviter de résoudre les problèmes. Cela caractérise mon année de présidence.

Votre prédécesseur Pascal Corminboeuf avait mené à bien la nouvelle Constitution, la loi sur les fusions de communes, la loi sur l’agriculture. A votre actif, pas de gros chantier législatif. Cette législature n’était-elle qu’un tour de chauffe ?

Mon prédécesseur a eu trois législatures pour faire aboutir ses projets. En cinq ans, la révision de la loi sur l’exercice des droits politiques a abouti. La loi sur la médiation administrative, en souffrance depuis 2004, aussi, tout comme les investissements à Grangeneuve. Dans le domaine institutionnel, il y a eu des modifications légales pour un centre cantonal fort, pour les grandes fusions, pour des optimisations à l’état civil. Le gros paquet de la loi sur les finances communales est en consultation. Par ailleurs, la loi sur l’agriculture a été modifiée pour un canton sans aliments OGM. La loi sur les préfets sera coordonnée avec le travail sur les structures territoriales, question de ne pas faire le travail à double. Pour une première législature, c’est déjà beaucoup, sans compter les autres projets en cours. Surtout avec les obstacles de départ.

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